L'équipage du Moramora
Un capitaine bidouilleur, une maman solide comme un roc, un mousse de 13 ans et un catamaran baptisé d'un mot malgache.
Pourquoi tout quitter ?
Le rêve, il mijotait depuis longtemps dans la tête de Luc. Ancien géomètre, bidouilleur de tout, poète à ses heures — il y a des gens qui voient le monde comme une carte à déplier, pas comme un territoire à quadriller. Luc est de ceux-là.
Alors un jour, on a décidé. On a préparé, vendu, rangé, appris. Et le 5 janvier 2025, depuis le mouillage du Carteau à Port Saint-Louis du Rhône, on a largué les amarres. Sylvie, Luc, et Pierre — 13 ans et curieux de tout. Cap sur Minorque. Sauf que la Méditerranée en avait décidé autrement : tempête, déroutement sur Leucate, premier épisode du journal de bord.
Le bateau s'appelle Moramora. En malgache, moramora veut dire doucement, sans se presser, prendre son temps. C'est exactement comme ça qu'on voulait découvrir le monde. C'est exactement comme ça que ça se passe.
Aujourd'hui on mouille à Sal Rei, Boa Vista, Cap-Vert. Demain, l'Afrique de l'Ouest. Victor, l'aîné, nous rejoint bientôt. Jean, lui, peaufine ses études à Houston, Texas — il suivra de loin encore un peu. On ne sait pas exactement quand on rentrera. On s'en fout un peu.
Qui est à bord ?
Touche-à-tout autodidacte, ancien géomètre entre autres, Luc croque la vie à pleines dents. Rêveur et poète à ses heures, il bidouille tout ce qui lui passe entre les mains — électricité, mécanique, couture, plomberie, réseaux… et depuis peu, l'IA. À bord, c'est lui qui fixe les caps, répare l'irréparable et invente des solutions là où il n'en existe pas encore.
Mère de Victor, Jean et Pierre, Sylvie tient la famille avec une minutie et une solidité à toute épreuve — malgré une santé qui lui en demande parfois plus qu'aux autres. Elle adore la chaleur et les longues escales au soleil. Puits de connaissance en littérature, cinéma et culture, elle corrige l'orthographe de tout le monde (y compris ce site). Un roc. On peut toujours compter sur elle.
Pierre suit sa scolarité à distance via l'EIB. Il adore les sciences, les maths et la techno — le français un peu moins. Il parle déjà un très bon anglais, rodé au fil des rencontres avec les jeunes des escales. Paradoxalement, l'eau et lui, c'est compliqué. En revanche, il est le premier à décortiquer les enjeux géopolitiques mondiaux. Ado de sa génération : réseaux sociaux et jeux en ligne font partie du tableau.
Et ceux qui nous suivent de loin…
L'aîné. Il nous rejoint bientôt à bord — on l'attend avec impatience.
En pleine formation à Houston, Texas, USA. Il suit l'aventure de loin, mais son cœur est avec nous.
Moramora
"Doucement, sans se presser" — en malgache
Préparé de A à Z par Luc — chaque fil électrique, chaque tuyau, chaque équipement a été réfléchi, installé, testé. Des milliers d'heures de travail avant de larguer les amarres. À bord, rien ne se passe jamais exactement comme prévu. C'est pour ça qu'on a un capitaine qui sait tout réparer.
Photo à remplacer par une vraie photo du Moramora